11 novembre 2014

D'un fonds d'archives à l'édition : parcours d'un document

 Programmedt

 Il y a six ans jour pour jour, 11 novembre 2008, pour le 90e anniversaire de l'Armistice, je présentais Un officier du 15e corps. Carnets de route et lettres de guerre de Marcel Rostin (1914-1916), dans une librairie de Forcalquier (voir ici). Aujourd'hui, 11 novembre 2014, année du Centenaire du déclenchement de la Grande Guerre, je récidive en intervenant aux archives municipales de Nice dans le cadre de l'atelier "Autour de Jules Belleudy".
Après la présentation de ce personnage et du fonds qui porte son nom par l'archiviste Nadine Bovis-Aimar, j
e relate mon expérience personnelle : comment d'un fonds d'archives un document devient un livre publié. 

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Mon propos n'était pas de parler de l'affaire du 15e corps, encore moins de la guerre proprement dite, mais plutôt de raconter comment j'ai connu le témoignage du capitaine Rostin à travers le fonds Belleudy, puis de détailler tout le travail de retranscription, d'annotations et de recherches entrepris. À l’issue de mon intervention, j'ai inévitablement été interrogé par le public (une quinzaine de personnes) sur l'Affaire

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15 septembre 2014

Le centenaire de la Grande Guerre aux archives municipales de Nice

Du 29 septembre 2014 au 20 février 2015, les archives municipales présentent une exposition consacrée à la Grande Guerre dans notre ville.

Programme

 Le mardi 11 novembre, je participerai à l'atelier "Autour de Jules Belleudy" en intervenant à propos de mon livre Un officier du 15e corps. Carnets de route et lettres de guerre de Marcel Rostin (1914-1916), ouvrage qui présente et donne le témoignage de guerre de cet officier conservé dans le fonds Belleudy.

Programmedt

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20 avril 2014

Une vidéo du Conseil général

Une vidéo de 2' 28" des premières journées généalogiques nationales autour de la Grande Guerre qui se sont déroulées les samedi 12 et dimanche 13 avril a été mise en ligne sur le site du Conseil général des Alpes-Maritimes.
On y voit (6") une partie du stand des éditions c'est-à-dire où Un officier du 15e corps trônait en bonne place.

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13 avril 2014

Première rencontre généalogique nationale sur la Grande Guerre

Organisée par l'Association généalogique des Alpes-Maritimes (AGAM) et le Conseil général durant deux jours, la première rencontre généalogique nationale sur la Grande Guerre vient de se terminer. Ce fut un plein succès, tant pour les organisateurs, les intervenants que pour la plupart des exposants.
En compagnie d'Emmanuel Jeantet, nous avons présenté les cinq ouvrages relatifs à la Grande Guerre que publient les éditions C'est-à-dire.

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J'ai eu le plaisir de dédicacer quelques exemplaires de Un officier du 15e corps (photos prises par mon amie Monique).

                           dédicace

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31 mars 2014

Programme de l'AGAM

Samedi 12 et dimanche 13 avril, je serai présent à la 1ère rencontre généalogique nationale sur la Grande Guerre organisée par l'Association généalogique des Alpes-Maritimes (AGAM) et le Conseil général. Le programme vient d'être officiellement dévoilé cet après-midi. Retrouvez-le en pdf : Programme

                            Affiche

Le dimanche, après une conférence d'Emmanuel Jeantet sur les officiers de contact, je dédicacerai Un officier du 15e corps. Carnets de route et lettres de guerre de Marcel Rostin (1914-1916) et présenterai Les poilus juifs d'un régiment provençal. le 112e d'infanterie dans la Grande Guerre
Le capitaine Rostin est l'un des deux officiers de contact dont parlera Emmanuel Jeantet. Il a eu sous ses ordres Maurice Bokanowski et Maurice Bertman, deux des soldats de confession juive présentés dans mon second livre.

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11 novembre 2012

Nice-Matin/Var-Matin : la guerre sur le papier

Nice-Matin et Var-Matin commémorent l'armistice avec une double page comportant une mention de mon livre Un officier du 15e corps.

Vue générale

        Page 2-gp

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08 novembre 2012

On cite le capitaine Marcel Rostin dans un livre

Après La légende noire du 15e corps de Maurice Mistre paru en 2008 et qui offrait quelques extraits de mon livre, un autre ouvrage mentionne le capitaine Rostin. 1914 : La grande illusion de Jean-Yves Le Naour sort aujourd'hui. 

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 Une référence à l'officier - alors lieutenant - est donnée p. 329 :

"Le lieutenant Maurice Rostin voit des unités qui ont abandonné leurs sacs pour se débiner plus vite, des mulets lâché sur les routes, des blessés titubant, des civils fuyant les Allemands avec leurs maigres biens, et même des colonels qui ont perdu leur régiment."

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On notera l'erreur de l'auteur qui prénomme Maurice le lieutenant Rostin au lieu de Marcel.

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30 avril 2012

Recension sur le site Guerres et Conflits

Près de quatre ans après sa parution, Rémy Porte vient de recenser mon ouvrage Un officier du 15e corps sur le blog Guerres et conflits.

    Guerres & conflits

"Nous avons évoqué il y a quelques jours "l'affaire du 15e corps" en août 1914. Voici un livre non seulement complémentaire, mais qui va bien au-delà.

Officier issu du rang, Marcel Rostin est chef de section au 112e RI au début de la Grande Guerre. Originaire de l’Isère, il a fait le choix d’une carrière militaire et se trouve affecté dans un des régiments méridionaux de ce 15e corps dont on parlera tant quelques semaines plus tard. Son témoignage est donc intéressant à plus d’un titre : il n’est ni un conscrit, ni un saint-cyrien, mais un officier de troupe ; il n’est pas Provençal, mais connaît ses hommes et sait les défendre. 


Jusqu’au lendemain de la bataille de la Marne (7 août - 13 septembre), le texte est celui des carnets que Marcel Rostin tient au fur et à mesure de la campagne, aussi souvent que possible. Il voit la guerre à son niveau, celui d’une section, voire d’une compagnie, mais son récit des combats de Dieuze à Xermaménil est éclairant : Quelle tuerie ! Quel enfer ! Notre belle infanterie amenée au pied de l’échafaud et le carnage s’acharnant sur elle » (20 août) ; « On recule, on marche, on marche sans arrêt. Les pieds sont en sang … Les ventres sont vides. Les forces sont à bout » (21 août) ; « Des figures emportées, beaucoup de blessures aux mains, du sang, du sang partout. Et toue mon énergie s’applique à maintenir le calme et l’ordre parmi mes hommes » (22 août) ; « Dans la retraite de Lunéville … des chasseurs de tous les bataillons fuyaient de toute la vitesse de leurs jambes, augmentant autour d’eux ce qui était presque une panique … La résignation et la force de caractère des blessés sont extraordinaires … On fait des trous et l’on passe la nuit dans des abris improvisés par mes soldats dont l’ingéniosité est admirable » (23 août) ; etc. Il participe à la bataille de la Marne au sein du 15e corps, désormais intégré à la IIIe Armée de Sarrail dans la région de Verdun. Ses écrits sont aussi nets : « Les routes sont encombrées de charrettes surchargées de braves gens qui fuient »(7 septembre) ; « J’ai horreur des bois et plus encore des villages qui sont notre perte … Ce pays merveilleux est néfaste … Nous sommes les victimes du bois et des villages, cibles idéales dont l’artillerie allemande tire le plus grand profit » (8 septembre) ; « Devant moi, à 200 mètres, des fantassins allemands sortent l’un après l’autre de la corne d’un bois. J’ordonne aux tireurs les mieux placés de les dégringoler proprement. Mes hommes se disputent pour occuper les meilleures places et le jeu de massacre commence » (Ibid.) ; « Les théories de blessés défilent ici continues, interminables, plus hideuses les unes que les autres » (9 septembre) ; puis est blessé : « On me radiographiera ce soir. Quelle guigne ! Moi qui croyais la guérison prochaine ! Moi qui croyais m’écarter peu de ma place d’honneur et me retrouver bientôt sur le champ de bataille » (12 septembre) ; etc. 

   Vassincourt

Lorsqu'il retrouve sa place en régiment, à l’issue de sa convalescence, du 6 décembre 1914 au 1er juillet 1916, le texte est constitué par les lettres (117 en 19 mois) qu’il adresse à son oncle [photo ci-dessous], lui-même officier en retraite : les propos sont donc plus libres et les explications plus complètes que peuvent l’être la plupart des correspondances adressées par les poilus à leur épouse ou à leurs parents.  

          Capitaine Meurs

Il appartient toujours à la IIIe Armée (Sarrail) et participe aux opérations en Argonne (bois de la Gruerie) : « Quelques officiers et mille hommes se sont sacrifiés dans la division, sans résultat … Vous dirais-je que le moral s’en ressent et que l’enthousiasme se meurt ? … Comprenez-vous quelle peut être l’existence d’un homme qui, là, à la barbe de l’ennemi, assume toute sa part de responsabilité ? Il faut avoir les nerfs solides. Et cela dure une éternité. Si le pays s’impatiente, que diront les soldats ? » (6 janvier 1915) ; « La joie de ne pas être déplacé et de rester au corps, c’est quelque chose dans les circonstances actuelles, vous en conviendrez … Changer de milieu, commander devant le danger à des inconnus, être déraciné alors que tant d’attaches vous tiennent enlacés à ceux qui vous sont chers, c’eût été bien pénible ! … Je suis en famille et quelle famille ! Ma chère compagnie ! Mes braves gens ! » (7 février). Trois semaines plus tard, il est au bois de Malancourt, attaqué au lance-flammes par les Allemands : « Les Boches ayant transformé, au moyen de goudron enflammé, leurs tranchées en brasier effroyable, la forêt flambait. Du repos, nous sommes vite venus à l’aide et nous avons un peu réparé le désordre. Des cadavres ! Des cadavres partout : Boches et Français, tout cela pêle-mêle. Quel cauchemar ! » (28 février) ; etc. Il évoque les dernières et infructueuses offensives de Sarrail avant que celui-ci ne soit relevé : « Les 20 et 21 juin seront pour ceux qui sortiront de la fournaise des dates à retenir … Marmites par milliers, obus asphyxiants, torpilles, fusillades et toute la lyre ! Nos tranchées n’existaient plus » (22 juin) ; « Les communiqués vous ont dit laconiquement nos épreuves, celui du 21 surtout, qui commence ainsi : ‘Aux lisières ouest de l’Argonne’ ; c’est bref, mais les événements sont plus substantiels, plus tragiques. Je suis las, très las, mais pas abattu. Notre régiment s’est sacrifié et si le Boche a fêlé notre ligne, il ne l’a pas percée » (24 juin) ; etc.  

Il serait possible de multiplier les citations. A la différence de nombreux autres carnets et témoignages, les propos de Marcel Rostin sont adaptés à son niveau de responsabilité (il juge ce qu’il voit, commente ce qu’il fait) et très généralement pertinents. L’ouvrage est heureusement complété par plusieurs organigrammes et tableaux des dotations détaillés, de nombreuses photos et illustrations, souvent inédites, et un riche appareil de notes puisées aux meilleures sources. Un volume de référence pour quiconque s’intéresse aux combats de Lorraine et de la région de Verdun et à la vie des poilus à l’échelle d’une compagnie." 

Retrouvez ces lignes ici.
Le commentaire en rouge entre crochets est mien, tout comme les photos.

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30 octobre 2011

Nice-Matin/Var-Matin : morts pour la France, mais jamais oubliés

Dans une double page parue ce jour dans Nice-Matin et Var-Matin, un article fait mention de Un officier du 15e corps.

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Gros plan

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10 janvier 2010

Note de lecture dans Provence historique

Dans le n° 239 (janvier-mars 2010) de Provence historique, Marcel Emmanuelli a signé la note de lecture suivante :

"Olivier Gaget, Un officier du XVe corps. Carnets de route et lettres de guerre de Marcel Rostin (1914-1916). Saint-Michel-l’Observatoire, C’est-à-dire éditions, 2008, 264 p.

Affecté à un corps qui eut son heure de calomnie au début de la guerre, M. Roslin (sic), qui servit avec distinction, a laissé un ensemble de notes témoignant des conditions du combat. Leur éditeur les a fait précéder d’une présentation très complète de l’homme et de l’officier et les accompagne d’un grand nombre de notes judicieuses et très précises et d’un lot de photographies de bonne qualité. Sur les horreurs de la grande boucherie elles n’apportent rien de nouveau. Elles valent avant tout par ce qu’elles révèlent de l’homme, un officier formé dans l’esprit de la revanche, patriote, paternaliste avec ses soldats, imperméable aux faiblesses, grand « bouffeur » d’un boche qu’il ne cesse de dévaloriser, chantre de la « race française », conscient du bourrage de crâne confié à la presse (qu’il « comprend » !). Cette publication aurait mérité d’être resituée dans le mouvement d’endoctrinement de la population par la propagande à grande échelle, avant comme pendant le conflit, qui est l’une des caractéristiques de la guerre nouvelle.

Marcel F.-X. Emmanuelli, Provence historique, n° 239, janvier-mars 2010, pp. 97-98."

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